PHC Maroc

La couverture sociale des jeunes actifs au Maroc

  1. Le projet scientifique
  2. Le partenaire

Les partenariats PHC "Toubkal" contribuent à la politique de coopération scientifique bilatérale entre la France et le Maroc. Ils permettent le recrutement d'un doctorant (marocain) en co-tutelle de thèse dont le travail contribue au traitement d'une problématique de recherche innovante et/ou à enjeu sociétal fort. Le partenariat décrit ci-dessous est lauréat de l'appel à projets 2018 placé sous l'égide de Campus France; il fait parti des 18 projets retenus sur les 104 dossiers en compétition.

Responsables scientifiques: Mme Claire EL MOUDDEN (Maître de Conférences-HDR, CREM U. Caen Normandie) et Mme Ilham DKHISSI, (Professeur assistant, U. Internationale de Rabat)
Doctorante:  Mme Fadwa ZERBANE.
Durée du projet
: 3 ans, de janvier 2019 à décembre 2021.
Financeurs: En France, le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangère (MEAE) et le Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESRI). Au Maroc, le Ministère de l’Éducation Nationale, de la Formation Professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.
 

phc-maroc

Le projet scientifique

Résumé: La couverture retraite est très faible au Maroc. Ainsi, 25% de la population âgée perçoit une pension de retraite, et seulement 28% des actifs occupés ont une couverture retraite. Cette situation a des incidences très négatives sur le niveau de vie actuel et futur des personnes âgées. L’absence de couverture sociale retraite au Maroc constitue un véritable enjeu sociétal, particulièrement dans le contexte de vieillissement démographique que vit le royaume.
 
Dans la littérature académique, la faiblesse de la couverture sociale dans les pays à revenu intermédiaire est souvent analysée via le prisme de l'emploi informel et de ses déterminants. Ce n’est pas l’approche privilégiée dans notre recherche. Nous proposons, et c'est une innovation, d’interroger la demande de sécurité sociale : les faibles taux de couverture sociale observés pourraient être en effet le résultat d’une faible demande d’assurance sociale. Mais qu’en est-il de cette demande ? Quels sont les déterminants microéconomiques de cette demande ? Qu’en est-il du consentement à payer des assurés ?  Quelles incitations pourraient permettre de susciter l’adhésion des assurés ? Et au final, une fois la demande caractérisée, comment étendre la couverture retraite ? Pour répondre à ces questions, nous centrerons notre recherche dans un premier temps sur les jeunes actifs marocains.

Le partenaire

U Int Rabat